Refonte de site internet
Par Sébastien Micheau · Publié le
Votre site a quelques années, il rame sur mobile, et il ne vous amène plus grand-chose. Faut-il le refaire ? Ce guide répond aux questions qu’on nous pose vraiment : quand refondre, ce qu’on garde, ce que ça coûte, et ce qui arrive si on s’y prend mal.
Refonte graphique, technique ou complète : de quoi parle-t-on
Le mot « refonte » recouvre trois chantiers très différents, qu’on confond souvent au moment de demander un devis. Savoir lequel vous concerne change tout : le budget, le délai et le niveau de risque.
| Type | Ce qui change | Ce qu’on garde | Quand la choisir |
|---|---|---|---|
| Graphique | Design, mise en page, images | Structure, adresses, contenus, technologie | Le site fonctionne, il a seulement mal vieilli |
| Technique | Socle, hébergement, vitesse, sécurité | Design, contenus, arborescence | Le site est correct à l’œil mais lent ou vulnérable |
| Complète | Tout, du socle à l’apparence | L’historique de référencement, si c’est bien mené | Le site ne génère plus rien et sa technologie vous bloque |
Les cinq signes qu’il est temps
1. Il ne génère plus de contacts. Pas de formulaire rempli, pas d’appel qui vienne du site depuis des mois. C’est le signe le moins discutable : un site qui ne rapporte rien coûte quand même son hébergement.
2. Il s’affiche mal sur mobile. Plus de la moitié de vos visiteurs arrivent depuis un téléphone. Un site qui les oblige à zoomer pour lire un numéro les perd en quelques secondes.
3. Il met plus de trois secondes à charger. Au-delà, une bonne partie des visiteurs ferme l’onglet avant d’avoir vu quoi que ce soit. Et Google en tient compte.
4. Il repose sur une technologie qui vous bloque. Wix, Jimdo, un vieux Joomla, un WordPress laissé sans mise à jour pendant trois ans : dans tous ces cas, une partie du travail de référencement vous est structurellement inaccessible.
5. Son design ne vous ressemble plus. Votre activité a changé, vos prestations aussi, et le site parle encore de l’entreprise que vous étiez il y a cinq ans.
Un seul signe justifie rarement une refonte. Deux ou trois, et la question ne se pose plus vraiment.
Ce qu’on garde, ce qu’on jette
C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse rassure en général : on garde presque tout ce qui a de la valeur.
Ce qui reste : vos contenus, réécrits plutôt que jetés. Vos adresses de pages, ou une redirection propre vers les nouvelles. Votre ancienneté et votre historique aux yeux de Google. Vos avis, votre fiche Google et les liens que d’autres sites font vers vous : ils pointent vers un nom de domaine, pas vers un design.
Ce qui part : les pages qui n’ont jamais reçu une seule visite, les extensions accumulées au fil des années dont plus personne ne connaît l’usage, et les images de deux mégaoctets qui plombent le chargement.
Le référencement pendant la refonte
C’est le seul vrai risque du chantier. Un site refait sans plan de redirection perd ses positions, parfois durablement, parce que Google se retrouve devant des centaines d’adresses qui ne répondent plus.
Ce qui doit être fait, dans l’ordre : inventaire complet des adresses existantes, plan de redirections permanentes une par une vers leur équivalent, conservation de la structure d’URL quand elle était correcte, report des titres, des descriptions et des données structurées, puis nouveau sitemap soumis à la Search Console et surveillance des erreurs dans les semaines qui suivent.
Un fléchissement du trafic les deux premières semaines est normal, le temps que Google recrawle. Une baisse qui dure trois mois ne l’est pas : elle signale presque toujours des redirections oubliées.
Combien ça coûte, combien de temps
Chez Freelink, une refonte suit la même grille qu’une création : 800 € pour un site one page, 1 500 € pour un site vitrine complet avec référencement local intégré, 2 500 € pour un multi-pages avancé. Une boutique en ligne se chiffre sur devis, selon le catalogue à migrer.
Comptez 3 à 6 semaines. Ce qui fait varier le délai n’est presque jamais technique : c’est le nombre de pages, l’état des contenus existants, et surtout le temps de validation. Un projet où les textes et les photos arrivent vite se livre en trois semaines ; le même projet en attente de contenu s’étale sur deux mois.
Le poste que tout le monde sous-estime, c’est justement le contenu. Le design se refait vite. Réécrire quinze pages, non. Le détail des prix pratiqués vaut aussi pour une refonte.
Comment se déroule le chantier
Audit de l’existant. Ce qui fonctionne, ce qui ne sert à rien, quelles pages reçoivent du trafic. On ne refond pas à l’aveugle.
Cadrage et maquette. Arborescence, puis maquette validée avant la moindre ligne de code. Vous voyez le résultat avant qu’il existe.
Intégration. Montage sur WordPress, reprise des contenus, optimisation des images, référencement travaillé pendant la conception et non après.
Recette et redirections. Relecture page par page, plan de redirections, vérification sur mobile et sur les vitesses de chargement.
Mise en ligne et surveillance. Bascule, soumission du sitemap, et suivi des erreurs pendant les semaines qui suivent. C’est là que se joue la conservation du référencement.
Cinq erreurs qui coûtent cher
Refondre sans inventorier ses adresses. C’est l’erreur qui détruit un référencement en une nuit, et la plus facile à éviter.
Changer de nom de domaine en même temps. Deux chantiers risqués menés ensemble : si le trafic chute, vous ne saurez jamais lequel des deux est en cause. Séparez-les de quelques mois.
Oublier de retirer le blocage d’indexation. Un site de préproduction est volontairement invisible pour Google. Le mettre en ligne sans lever ce blocage arrive plus souvent qu’on ne croit, et le site reste introuvable pendant des semaines.
Mettre en ligne un vendredi soir. Si quelque chose casse, personne ne le voit avant lundi.
Repartir de zéro sur le contenu. Vos anciennes pages contiennent souvent les seules formulations qui vous positionnaient. On les retravaille, on ne les efface pas.
Trois refontes réelles
Trois des quatre projets présentés dans nos réalisations sont des refontes, chacune avec sa contrainte propre.
Cognac Blues Passions : un festival de plus de soixante concerts, où le défi était de tenir un volume éditorial important sans que la navigation se délite.
Freemusic Festival à Montendre : un site qui doit encaisser des pics d’audience à l’ouverture de la billetterie et rester lisible au camping, avec un réseau moyen.
Les Fêtes de l’Ostra à Marennes : un événement d’une journée, où tout devait se comprendre en trente secondes.
Questions fréquentes sur la refonte
Une refonte fait-elle perdre le référencement ?
Pas si elle est menée correctement. Le risque vient des adresses de pages qui disparaissent sans redirection : Google se retrouve devant des pages introuvables et retire progressivement les positions associées. Avec un inventaire complet et un plan de redirections permanentes, l’historique est conservé. Un fléchissement de deux à trois semaines après la bascule est normal ; une baisse qui s’installe ne l’est pas.
Refonte ou nouveau site : quelle différence ?
Sur le plan technique, presque aucune : dans les deux cas on construit un site neuf. La différence est dans ce qu’on récupère. Une refonte reprend les contenus, les adresses et l’ancienneté du domaine ; un nouveau site sur un nouveau domaine repart de zéro aux yeux de Google, ce qui coûte généralement plusieurs mois de visibilité.
Combien de temps mon site sera-t-il indisponible ?
Quelques minutes, le temps de la bascule. Le nouveau site est construit en parallèle sur une adresse de préproduction : votre site actuel reste en ligne et fonctionnel pendant tout le chantier. La mise en ligne se fait quand tout est validé, jamais dans l’urgence.
Faut-il refaire tous les textes ?
Non, et c’est même déconseillé. Les pages qui vous positionnent contiennent souvent les formulations exactes que vos clients tapent. On les retravaille pour les rendre plus lisibles et mieux structurées, on ne les remplace pas. En revanche, les pages qui n’ont jamais reçu de visite peuvent disparaître.
Peut-on refondre un site Wix ou Jimdo vers WordPress ?
Oui, c’est un cas fréquent. La migration demande de recréer la structure sous WordPress, de reprendre les contenus et de mettre en place les redirections depuis les anciennes adresses. Le gain est net : vous récupérez l’accès complet aux réglages de référencement, et la propriété entière de votre site.
Le prochain
On regarde votre site actuel, on vous dit franchement s’il faut le refondre ou simplement l’améliorer. Devis clair et gratuit sous 24h, sans engagement.
Email → contact@agence-freelink.fr Basés à → Jonzac (17)
